FAKE?

August 17th, 2005

Comme vous le savez déjà si vous me lisez depuis quelques temps, je suis mégafan de Luna Sea et de Oblivion Dust, deux de mes groupes préférés de tous les temps, ce qui n’est pas peu dire. Alors quand ces deux groupes ont disparu en 2000 j’étais en panique: j’ai guetté la carrière solo des membres pour voir ce qui en sortirait (J que j’adore bien sûr et j’ai parlé récemment ici de Sugizo).

Mais… quand j’ai appris en 2002 que Inoran (guitariste rythmique de Luna Sea) et Ken (chanteur de Oblivion Dust) s’associaient pour monter un groupe, j’étais au taquet! Je me suis jeté sur tout ce qu’ils ont fait les yeux fermés. Et le résultat? Excellent, tout simplement.

FAKE? est non seulement un groupe dont j’adore les compos et le style, mais en plus c’est une de mes plus grandes influences musicales.

Le D.V.D. dont je vous ai mis la jaquette est celui des vidéos du groupe. Il y en a 6: “Taste maximum”, “Someday”, “Here we go”, “New skin”, “Praise”, “Clean”. Le seul reproche à faire: c’est trop court! Et où sont passés les autres vidéos (”Just like Billy” entre autres)? En attendant le volume 2 s’il sort un jour, je vous balance la vidéo de Pulse! Profitez-en parce que Inoran a annoncé qu’il quittait le groupe. Je suis maudit.

Une fleur sur le chant de bataille

August 16th, 2005

Aya (亜矢) fait partie de ce que j’appelle les chanteuses énervées. Ça tombe bien parce que j’aime ça les nanas rock n’ roll. Dans la lignée de Shéna Ringö et Hitomi YAIDA, Aya chante, écrit, compose, joue de la guitare et de la basse, fait tous ses arrangements et produit elle-même ses morceaux. De la bonne gratte qui crunche bien et des solos et tout. Elle a un talent indéniable et en plus elle est plutôt très jolie.

J’avoue que je n’ai pas trop accroché à TokyoJihen, le nouveau groupe de Shéna Ringö… Shéna reste ma princesse. Elle sera toujours pour moi ce petit génie musical et une des plus belles femmes du monde, mais je préfère de loin sa carrière solo et en particulier sa période “Gibbs”.

Eh bien c’est pile dans ce style que se situe la musique d’Aya! D’ailleurs sa carrière commence à ce moment là, juste après les deux premiers albums de Shéna. Aya continue dans cette direction. Elle explore cette branche en reprenant certains ingrédients de sa grande sœur spirituelle. Une ambiance un peu malsaine qui rappelle “Yami ni furu ame” (dont Aya reprend le traitement des couleurs pour sa vidéo de “Hands”) … Le fameux regard de dérangée (les yeux écarquillés tout à coup) que Shéna fait dans “Honnou” et “Gibbs” (Aya reprend cette mimique dans sa vidéo de “Sentaku no asa” faite d’un seul plan fixe). Le seul détail qu’elle ne reprend pas ce sont bien sûr les fameux “R” de la princesse, qu’Aya remplace par une sorte de miaulement assez particulier (en doublage sur les refrains). Pour vous faire une idée ou la découvrir je vous balance la vidéo de Kinjirareta uta. Les morceaux d’Aya que j’aime: “Crazy mermaid”, “Hands”, “Blue butterfly”, “Sentaku no asa”, “Kinjirareta uta”…

  • Son site officiel
  • Sa fiche sur JaME
  • Par delà Bien et Mal

    August 10th, 2005

    Quelle ironie. Il y a un quart de siècle les chaînes diffusaient pour la première fois des dessins animés japonais. C’était l’arrivée de Goldorak (”U.F.O. Robo Grendizer” de Go NAGAI) sur nos téléviseurs à nous en France. Certains (les directeurs de programmes) avaient une vision à court terme. Le profit immédiat, un moyen de faire des économies en achetant des dessins animés à pas cher. Mais d’autres voyaient plus loin et redoutaient l’influence néfaste de ces dessins animés sur une génération d’enfants. Déjà un docteur en psychologie directeur au C.N.R.S., Madame LURCAT sortait “À cinq ans, seul avec Goldorak“. Elle y décrivait des gamins qui ont peur: “J’aime pas Goldorak, c’est pas beau, sinon on fait des cauchemars dans la nuit.” Pour elle, c’était le Mal.

    En fait je crois que ce sont plutôt les adultes qui ont eu peur. Selon elle: “l’univers culturel des enfants est trop limité. Les effets de séduction limitent le pouvoir créateur et favorisent l’invasion de l’imaginaire et du champ mental par des thèmes parasitaires qui peuvent freiner le goût de comprendre et d’agir“.
    Quant à moi, j’étais un de ces gamins et j’étais émerveillé. Pour la première fois ma créativité était nourrie d’un univers fascinant que je n’avais jamais vu ailleurs (et quand je dis ailleurs je parle des programmes “jeunesse” français)… Pour la première fois des vaisseaux qui s’affrontent, un type qui rentre dans un robot géant, des poings qui partent, un rayon qui repousse l’adversaire, et un extra-terrestre dont le tête s’ouvrait: deux personnages dans un même corps! Tout ça c’était du jamais vu pour moi. Goldorak ne me faisait pas peur, au contraire: je rêvais d’être Actarus, d’habiter une super ferme à la KENT, d’avoir un super costume et de protéger la Terre. Je l’ignorais encore mais c’était un de mes premiers contacts avec le Japon. Et pour moi, c’était le Bien.

    Des années plus tard, voilà la génération Goldorak. J’aime toujours les anime (et j’y ai ajouté depuis les manga, les jeux vidéo, le Jrock et mon amour pour le Japon). Je découvre le film de 「デビルマン」 (”devilman” soit “l’homme-démon” et pas “l’homme débile”), un autre manga de Go NAGAI (que je n’ai pas lu car je trouve les dessins trop laids, mais ça tombe bien comme ça j’ai découvert l’histoire avec le film et TERADA est passé par là). Et c’est pour moi, n’en déplaise à Tatie LURCAT et autres Ségolène ROYAL, une œuvre majeure sur la lutte entre le Bien et le Mal. On y retrouve la dualité dans les deux héros Akira et Ryo (comme avec Naruto/Sasuke ou encore Kaneda/Tetsuo). Des scènes de combat énergiques avec un rendu très jeu vidéo, une scène de poursuite entre Sélène et Amon volant entre les immeubles particulièrement dynamique…

    Et une Miki très jolie (Ayana SAKAI déjà vue dans “Battle Royale 2″).

    Où j’en étais? Ah oui… Le fond. Plutôt que de nous montrer une lutte à l’américaine (du style “Guerre des étoiles”), on y découvre une lutte à la japonaise. On ne va pas voir “les gentils contre les méchants” (là encore un cliché qu’on retrouve dans les paroles françaises des génériques de dessins animés japonais).

    Non. On explore la ligne qui les sépare…

    Et si, avant de lutter contre le Mal, on se demandait d’abord si on sait le reconnaître? Savons-nous vraiment ce qu’est le Bien, et ce qu’est le Mal?

    Au lycée, Ryo traîne toujours avec Akira. Mais Ryo ne sourit jamais. Son père est mort dans un laboratoire. Une expérience a mal tourné: des démons se propagent sous la forme d’un parasite qui prend possession de l’A.D.N. des êtres vivants. Le seul moyen de ne pas sombrer est d’avoir un cœur bon, un cœur assez humain pour ne pas laisser le démon prendre le dessus. Le roi des démons, Satan, veut détruire l’humanité et faire régner l’enfer sur Terre. Mais Amon le démon téméraire garde son amour des hommes, il revendique même son nom: Devilman, le démon qui est encore humain. Contre sa nature de démon, Amon s’oppose à tous les autres démons et donc à Satan.
    Chez les humains, Akira est en quête d’amour (la scène de la déclaration est particulièrement réussie). Les humains contaminés sont pourchassés. Le gouvernement vote de nouvelles lois: quiconque est soupçonné d’être contaminé est arrêté. Très vite ça devient quiconque est soupçonné est abattu.
    La situation se dégrade: de plus en plus d’humains sont contaminés, le conflit prend une ampleur internationale. Au Japon, une brigade antidémons est créée et n’importe qui peut dénoncer son voisin. C’est la délation et la chasse aux sorcières. Certains, comme la belle Miki, font de la résistance et cachent des démons chez eux. La guerre civile éclate.
    Dans ces conditions, l’Humanité échappera-t-elle à l’apocalypse? Devilman parviendra-t-il à sauver ceux qu’il aime ou son cœur sombrera-t-il dans la rage du démon?

  • Le site officiel du film sur lequel vous pouvez voir les bandes-annonces et aussi ce lien pour voir la première bande-annonce qui a servi à se rendre compte des effets visuels.
  • Une page pour savoir qui est Go NAGAI sur Animeka.
  • C’est un beau jour pour mourir…

    August 2nd, 2005

    P@M est le guitariste du groupe [M`a`D] (Masochistic Addictive Dream). C’est aussi un fan de Nana donc forcément quelqu’un de bien. C’est aussi le chroniqueur des manga sur GameOne (la chaîne des jeux vidéo). C’est aussi un dessinateur. Et c’est aussi un acteur: avec Orakaa il a réalisé un court métrage intitulé beautiful day. C’est pas mal du tout pour un premier essai et pour un court métrage amateur! L’ambiance m’a rappelé Fallen angels (la pause avant d’entrer en action, le casier, les ruelles sombres de H.K.), ça tombe bien vu que j’adore ce genre de film. Vous pouvez lui laisser des commentaires sur son blog (sauf qu’on peut pas si on n’est pas inscrit sur cette chiotte de msn de merde, soit dit en passant).